Flocons d’avoine : avec ou sans gluten ?

 

Dans nos granolas, nous avons privilégié l’avoine, car son intérêt nutritionnel est très important. C’est pourquoi, nous souhaitons vous présenter plus en détail cette céréale. D’où vient-elle ? Est-ce que l’avoine contient du gluten ? Peut-on en consommer lorsqu’on est intolérant ? Qu’en est-il lorsqu’on a la maladie cœliaque ? Quels sont ses atouts nutritionnels ?

Ce sont toutes ces questions auxquelles nous tenterons de répondre ou du moins de vous éclairer dans cet article afin de vous donner des pistes de recherche. Nous ne prétendons pas avoir LA réponse mais nous vous suggérons de vous renseigner, d’échanger, de tester car nous n’avons pas tous le même métabolisme et ce qui peut être valable pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.

Tout d’abord, commençons avec un peu d’histoire et les origines de l’avoine. Cette céréale est d’origine eurasiatique et servait principalement de nourriture aux animaux. Plus tard, les pays comme la Scandinavie, l’Ecosse ou l’Irlande en ont fait leur aliment de base dans les porridges notamment.

Alors l’avoine : avec ou sans gluten ?

Pour comprendre, rappelons que le gluten est un mélange de protéines appartenant à deux familles :

  • Les prolamines : La prolamine de l’avoine s’appelle l’avénine à contrario de celle du blé, la gliadine.
  • Les gluténines : la gluténine de l’avoine est l’avénaline à contrario de celle du blé, la glutéline.

Ceci met en évidence que le gluten de l’avoine est différent du gluten de blé. Pourtant, étant donné l’appartenance à la même famille protéique et une certaine ressemblance moléculaire, on a attribué à l’avoine les mêmes effets physiologiques que ceux entraînés par le blé. Toutefois, de plus en plus d’études démontrent une tolérance de l’avoine chez les personnes cœliaques.

L’AFDIAG (Association Française Des Intolérants Au Gluten) a d’ailleurs pendant longtemps conseillé de diminuer sa consommation d’avoine aux personnes cœliaques. Les recherches ayant avancé, l’association recommande alors l’introduction progressive de l’avoine pour ceux qui n’en ont jamais mangé pour habituer son corps.

Car de nombreuses études cliniques montrent que des personnes cœliaques peuvent tolérer des quantités modérées d’avoine pure non contaminées par d’autres céréales telles que le seigle, le blé ou l’orge (voir la dernière étude de Santé Canada). En effet, le problème récurrent c’est la contamination croisée de l’avoine avec ces autres céréales lors de la production, du transport,  du stockage ou encore du conditionnement. L’utilisation des mêmes machines peut ainsi entrainer une contamination.

Quant aux intolérants, voici ce que dit le règlement européen au 31 Juillet 2014 et qui appuie nos explications précédentes :

« La plupart des personnes qui souffrent d’une intolérance au gluten peuvent inclure l’avoine dans leur régime alimentaire sans effets nocifs sur leur santé. La communauté scientifique mène des études et des recherches suivies sur cette question. L’une des principales préoccupations est toutefois la contamination éventuelle de l’avoine par du blé, du seigle ou de l’orge lors de la récolte, du transport, de l’entreposage ou du traitement. Dès lors, le risque de contamination par du gluten des produits contenant de l’avoine devrait être pris en considération dans les informations pertinentes que les exploitants du secteur alimentaire font figurer sur ces produits. » 

 

 

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